Autorisation et Gestion des Permissions

En fonction des credentials du client, les autorisations et permissions d’accès sur une ressource peuvent varier.

Une même ressource peut donc retourner des informations différentes en fonction du client. Cela ne transgresse pas les principes ReST.

Par exemple, pour la même ressource user, un rôle owner et un rôle friend n’auront pas accès aux mêmes opérations et propriétés :

Avec le rôle owner : GET /users/123

{
"id": "123",
"firstName": "John",
"lastName": "DOE",
"address": {
"street": "...",
...
}
}

Avec le rôle friend : GET /users/123

{
"id": "123",
"firstName": "John",
"lastName": "DOE"
}

Les Trois Niveaux d'Autorisation

  1. Niveau ressource : autorisation d’accès à la ressource.

  2. Niveau verbe : méthodes autorisées sur la ressource (create / read / update / delete).

  3. Niveau propriété : gestion de l’autorisation par propriété (read / write / mask / restricted values per role). Ce dernier niveau est malheureusement souvent omis par la plupart des implémentations et frameworks d’API ReST.

Par exemple, la ressource post d’un blog peut avoir une propriété state pouvant prendre les valeurs suivantes : draft, private ou published.

Les utilisateurs avec le rôle administrator peuvent modifier cette propriété.

En revanche, les utilisateurs avec le rôle editor peuvent modifier toutes les autres propriétés sauf celle-ci.

Peu importe l’implémentation, les permissions doivent être faites à base de whitelist.

Séparez l'implémentation fonctionnelle et la gestion des permissions.

Pour respecter la separation of concerns, améliorer la scalability et faciliter l’implémentation et la compréhension de l’API ReST, il est recommandé d'implémenter la gestion des permissions sur un connecteur dédié.

Pour commencer, cette implémentation peut se faire dans un middleware du framework qui plus tard pourra être migré vers un service dédié ou une solution d'API management.

  • Ce connecteur est similaire aux A.C.L. (Access Control List) que l’on retrouve dans les filesystems ou sur les firewalls.